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Bulletin Quotidien Europe N° 10720
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Doha, 'un mandat ouvert' pour les UQA, ambitieux pour le reste

Bruxelles, 29/10/2012 (Agence Europe) - Pour pouvoir arrêter la position que défendra l'UE à la conférence climatique de Doha (COP 18-26 novembre-7 décembre), le Conseil Environnement du 25 octobre, a, certes, dû faire un geste envers les pays de l'UE détenteurs de surplus d'air chaud - Pologne en tête soutenue par la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, la Roumanie et Slovaquie (EUROPE n° 10719), mais les 27 sont parvenus à adopter des conclusions ambitieuses sur tous les éléments autres que le sort à réserver à ces UQA dans les négociations internationales.

Le Conseil presse toutes les parties d'accélérer les travaux pour que Doha parvienne à un résultat ambitieux qui préserve l'équilibre du 'paquet de Durban' axé sur trois éléments (la négociation au titre de la plate-forme de Durban qui devra déboucher sur la signature en 2015 d'un accord climatique global et contraignant qui entrerait en vigueur au plus tard en 2020 ; la négociation au titre du protocole de Kyoto qui doit déboucher sur l'adoption d'une seconde période d'engagement courant du 1er janvier 2013 à 2020 ; la négociation au titre de la Convention cadre des Nations unies qui doit régler les questions en suspens, parmi lesquelles notamment un nouveau mécanisme de marché et de comptabilisation des émissions.

Le Conseil est d'avis que l'accord global « devrait permettre à toutes les parties de contribuer de manière adéquate à l'effort collectif requis » pour respecter l'objectif de maintenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2 degrés Celsius (par rapport à l'ère préindustrielle) et souligne l'urgence de combler le fossé entre les offres sur la table et cet objectif. Il rappelle que l'UE est en bonne voie d'atteindre son objectif de Kyoto, et souligne la nécessité pour les États membres et pour l'UE de commencer à mettre en œuvre les objectifs 2020 à partir du 1er janvier prochain. Il réitère l'offre conditionnelle de l'UE de passer à une réduction de 30 % de ses émissions à l'horizon 2020 dans le cadre d'un accord global pour l'après-2012 et celui d'atteindre une réduction de ses émissions de 80 à 95 % à l'horizon 2050 par rapport à 1990.

Sur les UQA, le Conseil réitère « l'urgence de résoudre cette question » ce qui constitue « un mandat ouvert » dont le ministre polonais Marcin Korolec s'est félicité. Le Conseil précise que leur transfert à la deuxième période d'engagement de Kyoto et leur utilisation ne sera possible que pour les pays qui s'engageront sur un objectif de réduction de leurs émissions au titre de la deuxième période d'engagement de Kyoto. Le Conseil propose de trouver une solution qui préserve l'intégrité environnementale du Protocole tout en encourageant la fixation d'objectifs ambitieux. Rappelons que la Russie (grosse détentrice d'UQA), comme le Canada et le Japon refusent une deuxième période d'engagement au titre du Protocole de Kyoto. (AN)

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