Bruxelles, 29/10/2012 (Agence Europe) - Les ONG de la société civile latino-américaine veulent des réunions plus fréquentes du forum UE-Mexique, et étendre son champ de discussions.
Établir un contact permanent et des consultations entre chaque édition du forum UE-Mexique qui, depuis l'entrée en vigueur de l'accord global de coopération entre les deux partenaires en novembre 2000, ne se réunit que tous les deux ans. C'est à quoi aspirent les organisations de la société civile latino-américaine, emmenées par les ONG ALOP et CIFCA, qui participaient le 26 octobre à Bruxelles à la cinquième édition du forum, aux côtés des institutions du gouvernement mexicain et de l'UE. Les organisations de la société civile ont en outre proposé que le champ du dialogue bilatéral soit étendu aux questions liées au droit du travail, à l'environnement, à la coopération au développement, à la reconnaissance des territoires des peuples indigènes, aux questions de sécurité et aux progrès en matière de démocratie.
Vendredi, les discussions étaient centrées sur les affaires économiques, le dialogue politique et la coopération, les trois composantes de l'accord global de coopération UE-Mexique. Le groupe en charge des discussions sur les affaires économiques a rappelé la nécessité que les entreprises européennes qui investissent au Mexique prennent les mêmes engagements qu'en Europe en matière de responsabilité sociale. Sur le pilier politique, les ONG ont fait part de leur inquiétude devant la détérioration de la situation en matière de droits de l'homme, et soulevé la question de la coresponsabilité de l'UE dans le trafic des drogues et la vente massive d'armes de manufacture européenne aux États-Unis, qui entrent illégalement au Mexique. Enfin, sur le chapitre de la coopération, les organisations de la société civile ont demandé la conduite par le gouvernement mexicain d'une évaluation de l'impact de la coopération UE-Mexique depuis 10 ans. Et dit regretter que l'UE utilise le prétexte de la crise économique pour réviser à la baisse son modèle de coopération au développement avec des pays au revenu moyen-supérieur comme le Mexique, où 28 millions d'habitants souffrent de la faim. (EH)