Bruxelles, 29/10/2012 (Agence Europe) - Les députés européens ont condamné, vendredi 26 octobre, l'attentat par les Talibans contre la jeune Malala Yousafzai, faisant part de leur « admiration » quant à « son courage et sa détermination » pour défendre le droit des filles à l'éducation. Ils ont salué la condamnation de cette attaque par la majorité de la société pakistanaise. Dans une résolution commune, les députés demandent aux autorités de garantir la sécurité de Malala et de traduire en justice les responsables de l'attentat. Profondément inquiet face à l'aggravation des violences extrémistes et des violations des droits des enfants et des femmes, le Parlement appelle le gouvernement à lutter contre la discrimination et la violence à l'égard des femmes. Les députés demandent aussi aux autorités pakistanaises d'accroître les moyens des écoles publiques. Ils appellent aussi la Commission à définir, avec le Pakistan, des programmes d'enseignement pour les femmes. Lors du débat qui a précédé le vote, ils ont fait part de leurs inquiétudes quant aux violences contre les écoles.
Violations des droits de l'homme aux Émirats arabes unis et au Cambodge
Dans une autre résolution concernant les Émirats arabes unis, les députés se disent très préoccupés par les agressions et les mesures de répression et d'intimidation contre des défenseurs des droits de l'homme. Soulignant par ailleurs qu'il est nécessaire d'améliorer les conditions de vie et de travail de milliers de travailleurs migrants dans le pays, le Parlement demande instamment au gouvernement de réformer son système juridique et réglementaire pour qu'il soit mis fin aux abus qu'ils subissent.
Enfin, dans une dernière résolution, le Parlement dénonce les condamnations politiquement motivées d'opposants politiques, de militants des droits de l'homme et de défenseurs du droit à la terre au Cambodge. Il appelle les autorités à mettre fin aux expulsions forcées et à mettre en place un cadre juridique transparent. Lors du débat, des députés européens ont souhaité que l'UE réagisse si des entreprises européennes ou qui exportent dans l'UE sont installées sur des terres spoliées. Le Parlement souhaite aussi une réforme du système électoral. (CG)