Bruxelles, 29/10/2012 (Agence Europe) - Le président bulgare, Rossen Plevneliev, a attribué l'échec de l'accession de son pays à l'espace 'Schengen' aux troubles politiques en Roumanie, affirmant que le « problème n'(était) clairement pas la Bulgarie », relatent les médias bulgares. Sans surprise, le 25 octobre à Luxembourg, les ministres et représentants des ministres de l'Intérieur de l'espace 'Schengen' n'ont donné aucun signal positif aux deux candidats et remisé toute décision au Conseil JAI de mars 2013.
Ce report est motivé par le refus persistant de La Haye d'intégrer les deux pays d'Europe orientale à Schengen mais aussi par les inquiétudes provoquées, à l'été 2012, par les remous politiques roumains, qui ont eux braqué l'Allemagne et la Belgique.
Le président bulgare a encore estimé être favorable à l'accession des deux pays à l'espace 'Schengen' en deux phases, à savoir une 1ère ouverture des frontières aériennes puis celle des frontières terrestres. Mais « apparemment, nous devons attendre que la Roumanie fasse son travail », a-t-il affirmé, ajoutant que le prochain rapport du 'Mécanisme de coopération et vérification' (CVM) sur la Roumanie prévu après les élections de décembre « est tout aussi important pour nous » (EUROPE n° 10695). Avant que n'éclate la guerre des chefs entre le président, Traian Basescu, et le Premier ministre, Victor Ponta, les préoccupations des pays appartenant à 'Schengen' concernaient pourtant davantage la Bulgarie et sa criminalité organisée, les États membres jugeant Sofia un peu en retard par rapport à Bucarest. (SP)