Bruxelles, 25/10/2012 (Agence Europe) - Sauf concession de dernière minute, les chances que la Pologne souscrive à des conclusions du Conseil Environnement arrêtant la position unie que défendra l'UE à la conférence climatique de Doha (COP 18, 26 novembre -7 décembre) semblaient minces, jeudi 25 octobre au soir à Luxembourg (EUROPE n° 10717). À l'heure où nous mettions sous presse, le débat était toujours en cours sur ce point. Et pour cause. La Pologne s'arc-boutait sur son exigence de report intégral de ses excédents d' « air chaud » (UQA ou AAU en anglais) à la deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto (après 2012), assorti d'un droit d'utilisation illimitée de ces UQA, qui sont « un droit acquis ». Le ministre Marcin Korolec a fait valoir que son pays, fortement dépendant du charbon pour son approvisionnement énergétique, a déjà été contraint de procéder à une restructuration difficile et coûteuse de son économie pour atteindre son objectif de Kyoto (une réduction de 4 % des émissions en 2012 par rapport à 1988).
La Commission européenne et la Présidence, quant à elles, proposent le report intégral, certes, mais l'utilisation limitée des UQA (dans le pays concerné ou dans un autre État membre de l'UE), conditionnée à des objectifs de réduction des émissions plus ambitieux pour le pays concerné et/ou l'UE, dans l'hypothèse où cette dernière augmenterait son niveau d'ambition dans les négociations (une réduction des émissions de 30 % à l'horizon 2020 par rapport à 1990, en lieu et place des 20 % actuels). Inacceptable pour la Pologne. (AN)