Bruxelles, 25/10/2012 (Agence Europe) - Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, s'est dit très déçu par la volonté de l'Ukraine d'interdire les exportations de blé à compter de la mi-novembre, mercredi 24 octobre dans un communiqué. Cette mesure risque d'ajouter des tensions inutiles sur les marchés internationaux agricoles, et ceux qui en souffriront le plus sont les pays les plus pauvres du globe.
Tout en reconnaissant l'intention du pays d'assurer la sécurité alimentaire sur son marché national, le commissaire appelle l'Ukraine à éviter des mesures ayant pour effet une hausse des prix mondiaux et le risque de perturber les flux commerciaux traditionnels. La Commission précise que cet embargo sur les exportations de blé arriverait au moment où les stocks mondiaux sont suffisants pour couvrir la demande, comme relevé par le système d'information sur les marchés agricoles 'Agricultural Market Information System' (AMIS), mis en place récemment par le G20.
M. Ciolos rappelle que, lors du G20 de l'an dernier, les pays grands exportateurs se sont engagés à prendre leur responsabilité. Il a été décidé de ne pas imposer de barrières commerciales, comme des interdictions d'exporter des produits qui affectent le commerce mondial. Le plan d'action du G20 avait conclu que les politiques faussant la production et le commerce des produits agricoles pouvaient entraver la réalisation de la sécurité alimentaire à long terme, a rappelé enfin le commissaire. (LC)