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Bulletin Quotidien Europe N° 10718
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) israËl

Discussions sur le processus de paix sur fond de violences

Bruxelles, 25/10/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères Catherine Ashton a rencontré, mercredi 24 octobre, le président israélien, Shimon Peres, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, pour discuter, entre autres, du processus de paix au Proche-Orient, sur fond de violences à la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Peu d'informations ont filtré côté européen ; les Israéliens ont été un peu plus bavards.

Dans un communiqué sur sa rencontre avec M. Peres, la Haute représentante a souligné que l'UE et Israël continueront à chercher une solution à deux États. « Les changements dans le monde arabe rendent la nécessité de progresser dans le processus de paix au Moyen-Orient d'autant plus urgente. Répondre aux aspirations des peuples de la région, y compris celles des Palestiniens à un État et celles des Israéliens à la sécurité, est un élément crucial pour une paix durable, la stabilité et la prospérité dans la région », a-t-elle indiqué.

Le processus de paix sur la mauvaise voie

Selon les médias israéliens et un communiqué, M. Lieberman a précisé qu'il a dit à Catherine Ashton que « dans le volet palestinien, il n'y a ni processus ni paix et que les slogans n'ont plus lieu d'être. Nous sommes dans l'impasse ». « Le problème, c'est Abou Mazen (le président Mahmoud Abbas). Il n'est pas du tout intéressé par un accord avec Israël. Il cherche au contraire l'escalade », a-t-il ajouté. Il a accusé le leader palestinien de pratiquer une « terreur diplomatique » contre Israël en demandant à l'Assemblée générale des Nations unies la reconnaissance de la Palestine comme un État non membre, et il a souligné que, s'il persiste, il y a aura des « conséquences difficiles et de grande envergure ».

Qualifiant lors de la rencontre la situation dans le sud d'Israël d'« intolérable », il a martelé qu'« aucun État européen ne permettrait sur son territoire une réalité telle que celle que les habitants du sud d'Israël sont obligés de supporter. Israël ne peut pas continuer à se retenir ». Il a expliqué que l'État hébreu s'attend à ce que l'UE agisse pour « arrêter l'activité terroriste, le trafic d'explosifs et d'armes » dans la bande de Gaza.

Selon les médias israéliens, le président Peres a affirmé qu'Israël agit « avec beaucoup de patience, nous ne voulons pas voir quelqu'un se faire tuer à Gaza, mais personne dans le monde ne peut être d'accord avec la situation actuelle». Selon un communiqué de la Présidence, Mme Ashton aurait affirmé que « le bain de sang est la pire option et que la coopération et les négociations sont toujours préférables ».

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a lui annulé sa rencontre avec Mme Ashton en raison de la situation.

Mme Ashton et les dirigeants israéliens ont également salué l'accord UE/Israël, adopté par le Parlement européen, sur l'évaluation de la conformité et l'acceptation des produits industriels (ACAA) (EUROPE n° 10717) et discuté des négociations sur le programme nucléaire iranien. (CG)

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