Bruxelles, 25/10/2012 (Agence Europe) - La réunion du 22 au 24 octobre à Londres entre les États côtiers de l'UE, Norvège, Islande et îles Féroé, n'a pas permis d'aplanir les divergences sur la répartition des quotas de maquereau dans l'Atlantique. Pour rappel, depuis trois ans, les négociations sont dans l'impasse car l'Islande et les îles Féroé se sont attribué des niveaux de captures très élevés de cette espèce, sans consultation avec les autres parties (UE et Norvège). Aucune date n'est prévue pour une autre réunion.
Les Islandais indiquent dans un communiqué qu'ils savent le besoin urgent d'arriver à un accord sur ce dossier. L'Islande aurait proposé un total admissible de captures (TAC) de 542 000 tonnes pour 2013, soit 15 % de moins qu'en 2012. Cette offre n'aurait pas été acceptée par certaines parties. Les États côtiers ont accepté: - de demander au CIEM d'améliorer les méthodes d'évaluation du stock de maquereau ; - de renforcer la coopération et le contrôle des activités de pêche des espèces pélagiques dans l'Atlantique du Nord Est.
Le secrétaire écossais à la Pêche, Richard Lochhead, a déclaré: « Nous avons besoin d'un accord international pour arriver à une pêche durable du maquereau, ce qui n'a pas été possible au cours des quatre dernières années, les îles Féroé et l'Islande continuant à s'octroyer des quotas irresponsables. » Il critique surtout la position des îles Féroé qui ont multiplié par cinq leur quota 2009 de maquereau et invité les bateaux russes à pêcher ce poisson dans leurs eaux car ils n'arrivaient pas à consommer tout leur quota. (LC)