Bruxelles, 11/10/2012 (Agence Europe) - Soutenue par 12 États membres, la France insiste pour que les technologies de la 3ème révolution industrielle bénéficient d'aides publiques sous conditions nouvelles.
Saluant d'un côté la proposition de mise à jour de la politique industrielle de l'UE présentée la veille par le commissaire Antonio Tajani (EUROPE n° 10707) et qui, selon lui, « place la barre très haut » avec son objectif de porter à 20% d'ici 2020 une part de l'industrie dans le PIB européen tombée à 16% depuis la crise, Arnaud Montebourg n'a, d'un autre côté, pas épargné la Commission européenne, lors du Conseil Compétitivité du 11 octobre à Luxembourg. « L'Europe doit s'unir mais prendre les décisions adaptées. Nous subissons une mondialisation déloyale marquante, où ce que Bruxelles nous interdit de faire, tous les autres pays le font. Nous devons réorienter l'Europe parce que celle-ci n'est plus adaptée à la déloyauté du commerce mondial. Lorsque les États-Unis, la Chine, l'Inde et beaucoup d'autres choisissent de subventionner leur industrie, ils n'ont plus Bruxelles sur le dos », insiste le ministre français de l'Industrie, dans une communication télévisuelle donnée en marge de la réunion. Six États membres - Autriche, Belgique, Bulgarie, Grèce, Hongrie et Slovaquie - se sont, selon lui, joints jeudi à la demande faite cette semaine par l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie et la France, que l'UE « [ait] le droit de se défendre, s'organiser et se protéger » pour « être au niveau de ce qu'exige la compétition mondiale ». Ces pays « [défendent] l'idée que les technologies nouvelles - nanotechnologies, réseaux intelligents, nouveaux matériaux - qui vont faire la 3ème révolution industrielle puissent bénéficier d'aides d'État sous des conditions nouvelles ». (EH)