Bruxelles, 11/10/2012 (Agence Europe) - Un an après la fin de la guerre en Libye, les migrants étrangers y sont toujours aussi mal traités et même traqués par des milices et groupes d'ex-rebelles. Ce constat émane de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) qui a publié jeudi 11 octobre un rapport sur le sujet.
Parmi les violations graves relevées: ces migrants sont chassés 'au faciès' par ces milices, puis enfermés dans des centres de détention improvisés, gérés par ces mêmes milices où ils sont soumis à des conditions de vie inhumaines et dégradantes, affirme le rapport.
Dans la Libye d'aujourd'hui, plus encore que dans la Libye de Khadafi, les droits des migrants, des demandeurs d'asile et des réfugiés, en particulier originaires d'Afrique subsaharienne, sont gravement bafoués. Avant la guerre, poursuit le rapport, le nombre de travailleurs étrangers qui contribuaient à faire fonctionner l'économie était compris entre 1,5 et 2,5 millions, pour une population libyenne de l'ordre de 6,4 millions de personnes.
Pour le groupe des Verts/ALE, comme ceux de l'ADLE, de la GUE/NGL et du S&D, dont 33 membres ont publié ensemble une tribune, « l'UE et ses États membres ne semblent guère se soucier du sort de ces personnes et semblent même persister dans une politique privilégiant la fermeture de ses frontières et le financement des centres de détention de l'autre côté de la Mer Méditerranée ». Les États membres doivent « cesser de faire l'autruche » et proposer aux migrants, en réel besoin de protection, de les réinstaller sur leur sol. (SP)