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Bulletin Quotidien Europe N° 10708
Sommaire Publication complète Par article 22 / 36
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) concurrence

No comment de la Commission sur l'échec de la fusion EADS/BAE

Bruxelles, 11/10/2012 (Agence Europe) - Le projet de fusion entre le EADS et BAE Systems dans le domaine de l'aéronautique et de l'industrie de l'armement, annoncé officiellement le 12 septembre dernier (EUROPE n° 10689), aura finalement capoté le 10 octobre, la date limite fixée pour sa notification officielle par les autorités boursières britanniques, en raison principalement de l'opposition du gouvernement allemand, qui craignait les coûts économiques et sociaux de la fusion et une perte d'influence au sein de la nouvelle entité.

Berlin craignait notamment que la concentration n'entraîne des transferts de capacités et des pertes d'emplois dans les activités de défense d'EADS installées en Allemagne, à un an des élections législatives dans le pays. Autre préoccupation plus politique: la crainte de voir le centre névralgique du pôle « défense » de la future entité EADS-BAE se déplacer d'Allemagne vers la Grande-Bretagne, et cela, après la décision de la direction d'EADS de transférer le siège des activités parisiennes et bavaroises de l'entreprise à Toulouse. Enfin, les coûts (6 milliards d'euros) qu'aurait entraîné le rachat par l'État allemand de la participation de Daimler dans le capital de EADS pour maintenir une parité avec la participation française.

Par la voix de sa porte-parole, la Commission européenne a indiqué le 11 octobre n'avoir « pas de commentaires spécifiques à faire » au sujet de l'échec de ce projet, qui constitue pourtant un sérieux revers dans la constitution d'une industrie européenne de la défense et l'exploitation optimale du potentiel industriel européen dans ce domaine, deux objectifs qui, selon la porte-parole, restent une priorité pour l'UE. (FG)

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