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Bulletin Quotidien Europe N° 10708
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) turquie

Déçu par le rapport de suivi, Ankara contre-attaque

Bruxelles, 11/10/2012 (Agence Europe) - Dans un communiqué publié jeudi 10 octobre, le ministre des Affaires européennes turc, Egemen Bagis, a souligné que les Turcs sont « particulièrement déçus par la section politique du rapport d'étape », malgré les efforts que le pays a faits. « Il est clair que le rapport de 2012 sur les progrès en Turquie reflète les efforts de l'UE, qui est dans une crise économique sociale et politique, pour retarder l'adhésion turque à l'UE sous divers prétextes », ajoute-t-il, précisant que le rapport n'est pas capable de donner des orientations pour le pays. Selon lui le pessimisme européen éclipse aussi l'Agenda positif.

Le ministre estime aussi que « l'UE a des problèmes psychologiques », précisant qu'en psychologie, « 'projection' représente le lieu de l'esprit où l'individu attribue ses propres déficiences à une autre personne ». Et d'appeler l'UE à voir ses propres déficiences.

Selon M. Bagis, le fait que la publication du rapport se fasse sous Présidence chypriote, qu'il considère comme une « soi-disant Présidence » d'un « soi-disant pays » a aussi joué sur sa teneur.

Il fait aussi valoir que le rapport souligne qu'Ankara a progressé dans 32 des 33 chapitres de négociations. « Il ne fait aucun doute que, à compter du 10 octobre 2012, la Turquie est plus proche de l'harmonisation avec les normes européennes que jamais », constate-t-il.

Il ajoute que le pays sera attentif aux critiques « rationnelles et constructives » pour essayer de remédier aux lacunes. Il rappelle aussi que la Turquie poursuit son objectif de devenir membre de l'UE. « La Turquie n'a pas l'intention de mettre fin au processus », affirme-t-il, rappelant l'importance de la Turquie pour l'Union européenne.

Dégel des chapitres

De leur côté, les députés européens appellent à un dégel des chapitres de négociations bloqués par le Conseil. Le S&D demande la relance du processus de négociation avec l'ouverture des chapitres sur le système judiciaire, les droits civiques, la justice et l'énergie. La verte/ALE Hélène Flautre (France) déplore la politique « incohérente » de l'UE vis-à-vis d'Ankara. Elle souligne qu'alors que l'UE souhaite des réformes en Turquie et plus de coopération en matière d'énergie ou de politique étrangère, les États membres bloquent les négociations sur les chapitres correspondants. Le rapporteur PPE sur la Turquie, Ria Oomen-Ruijten (Pays-Bas), appelle l'UE à suggérer que son rôle de médiateur pourrait être utile pour sortir de l'impasse actuelle dans les négociations dans le conflit entre la Turquie et Chypre. (CG)

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