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Bulletin Quotidien Europe N° 10708
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) portugal

Le plan d'aide tue le pays, selon deux élues GUE/NGL

Bruxelles, 11/10/2012 (Agence Europe) - Alors que le gouvernement portugais a bouclé dans la nuit de mercredi à jeudi un projet de budget marqué par de fortes hausses d'impôts (EUROPE n° 10703), deux eurodéputées portugaises du groupe GUE/NGL ont évoqué, jeudi 11 octobre, la réalité des citoyens portugais et souligné à quel point les mesures demandées par les créanciers du Portugal ont appauvri ceux-ci.

Marisa Matias et Alda Sousa ont présenté une série de statistiques officielles sur l'état du pays mais peu mises en lumière. « Le gouvernement et la troïka nous disent que le programme donne des résultats. Nous voulons montrer que ce n'est pas vrai et que le plan est au contraire en train de tuer le pays », a estimé Mme Sousa. Selon les deux femmes, près de 43% des Portugais sont confrontés au « risque de pauvreté », 20 % étant déjà pauvres. Officiellement, près de 35% des jeunes sont au chômage, mais nous pensons « que ce taux est bien plus haut en réalité », ont dit les deux femmes. Environ 3000 familles se déclarent, chaque mois, dans l'incapacité de payer leurs factures énergétiques. Certaines doivent quitter leurs maisons et une majorité de familles portugaises doivent vivre avec 900 euros par mois.

Les deux élues ont déploré le discours officiel de la troïka qui se félicite des efforts du Portugal alors que la population a désormais atteint son seuil de tolérance. « Il y avait une acceptation au départ et l'on nous disait qu'il n'y avait pas d'autre solution, ce qui n'est pas vrai », a estimé Mme Matias, convaincue que le programme de sauvetage devait être stoppé. Les eurodéputées appellent aussi à la tenue d'élections générales car le gouvernement actuel a dépassé « les prescriptions de la troïka ». Évoquant une étude du FMI selon laquelle le Portugal était le 2ème pays au monde « après l'Argentine » à taxer le plus ses citoyens, Mme Matias a considéré que ce ne sont pas les « nouvelles mesures annoncées qui arrangeront la situation ». (SP)

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