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Bulletin Quotidien Europe N° 10698
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) tunisie

Visite de travail à Bruxelles du Premier ministre Jebali

Bruxelles, 27/09/2012 (Agence Europe) - Hamadi Jebali, Premier ministre de Tunisie, effectuera mardi 2 octobre une visite de travail à la Commission européenne, la deuxième depuis sa désignation (EUROPE n° 10546), après celle de février 2012. La Commission avait alors affirmé sa volonté de soutenir la 'révolution' tunisienne, notamment par des mesures d'urgence de nature économique et financière et un soutien à la transition démocratique, promesses réitérés par Stefan Füle lors de sa visite en juillet dernier à Tunis (EUROPE n°10692).

En préparation de cette visite et dans le cours des négociations pour un « plan d'action » renforcé pour un « statut avancé », une mission conduite par Hugues Mingarelli, directeur général chargé de la Méditerranée à la Commission, est à Tunis depuis le 24 septembre. Les médias du pays observent que l'UE a prévu une aide de 400 millions d'euros pour la Tunisie sur deux ans (2011 et 2012). Ce montant a été doublé par rapport aux 240 millions initialement prévus sur trois ans. Néanmoins, il « reste très en-deçà de celui accordé à l'Egypte et, surtout, des besoins de la Tunisie », note la presse tunisienne.

Vu de Bruxelles, le climat d'instabilité politique ne favorise cependant pas un soutien plus fort. L'échéance du 24 octobre, délai imparti à l'Assemblée constituante issue des élections, un an plus tôt, pour adopter une nouvelle Loi fondamentale pour le pays, mettrait le gouvernement actuel dominé par les « islamistes », et l'assemblée, « hors-jeu » légalement, selon plusieurs analystes dont le chef de l'opposition démocratique, Béji Caïd Essebsi, Premier ministre de la transition. Une des inquiétudes ayant cours dans le pays a trait à l'organisation de nouvelles élections, normalement prévues au printemps prochain. Le gouvernement et le parlement tunisiens sont ouvertement accusés de manœuvres dilatoires et ne semblent pas être en mesurer de finaliser le texte de la Constitution, ni d'assurer la sécurité dans le pays, condition d'une reprise durable de l'activité économique, notamment touristique. Le processus électoral avait bénéficié d'un appui renforcé des institutions européennes, aussi bien de la Commission que du Parlement européen. (FB)

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