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Bulletin Quotidien Europe N° 10646
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) corÉe du sud

Libre-échange, premier anniversaire de l'accord bilatéral

Bruxelles, 02/07/2012 (Agence Europe) - Si la Commission dresse un premier bilan positif, l'industrie automobile s'inquiète d'une relation asymétrique et de la persistance des barrières non tarifaires sud-coréennes.

Après neuf mois de mise en œuvre, l'accord de libre-échange entre l'UE et la Corée du Sud, entré en vigueur le 1er juillet 2011, a permis aux entreprises européennes d'économiser 350 millions d'euros de droits de douane et d'accroître leurs exportations de 6,7 milliards d'euros, soit une hausse de 35% par rapport à 2007. « Cet accord démontre déjà sa valeur en tant qu'étape importante sur la voie du redressement économique de l'Europe », se félicite le commissaire Karel De Gucht. Un an après l'application de l'accord, il n'est possible de se faire qu'une première idée très approximative de l'impact, reconnaît toutefois la Commission, précisant que la plupart des bénéfices tarifaires ne se feront sentir qu'à plus long terme - d'ici cinq à dix ans - et après la mise en œuvre encore non effective des changements réglementaires. Rappelons que l'accord élimine les tarifs pour les produits industriels et agricoles selon une approche progressive. Les premières réductions tarifaires ont pris effet le 1er juillet 2011. Ce n'est qu'au 1er juillet 2016 que 98,7% des droits d'importation de l'UE et de la Corée du Sud en valeur commerciale pour les biens industriels et agricoles seront éliminés. En juillet 2031, 99,9% du commerce bilatéral UE-Corée du Sud se fera en franchise de droits. Globalement, seul un nombre limité de produits agricoles est exclu de l'élimination des tarifs.

La tendance globale encourageante est étayée par le fait que les exportations de l'UE ont augmenté plus vite là où les tarifs ont été éliminés au 1er juillet 2011 - hausse de 2,7 milliards d'euros (+46%) pour le vin, certains produits chimiques, les textiles et articles d'habillement, les produits en fer et en acier, les machines et équipements, qui représentent ensemble un tiers des exportations de l'UE vers la Corée du Sud - ou partiellement libéralisés - hausse de 3 milliards d'euros (+36%) pour les voitures et les produits agricoles, qui représentent ensemble la moitié des exportations de l'UE vers la Corée du Sud. L'exécutif européen note aussi que les exportations de certains produits spécifiques ont augmenté plus rapidement que la moyenne, la viande de porc (+120%, soit 200 millions d'euros en ventes supplémentaires), les machines pour la fabrication de semi-conducteurs (+75 %, soit 650 millions d'euros d'exportations supplémentaires) et les voitures (+70%, soit 670 millions d'euros de nouvelles ventes de voitures en Corée).

L'industrie automobile de l'UE reste sur ses gardes. L'association des constructeurs automobiles européens (ACEA) déplore pour sa part la persistance des obstacles non tarifaires sud-coréens dans le secteur automobile et l'asymétrie des flux d'échanges. Les chiffres pour les 11 premiers mois de l'accord utilisés par l'association mettent en évidence une augmentation massive pour les exportations sud-coréennes de voitures particulières, et des gains relativement modestes pour l'industrie de l'UE. Selon l'ACEA, la Corée du Sud a exporté 400 000 voitures particulières vers l'UE, un chiffre en hausse de 40% par rapport à la même période un an plus tôt, et importé 73 000 voitures particulières européennes, soit une hausse de 13% seulement. Depuis l'entrée en vigueur de l'accord, les droits d'importation sud-coréens sont descendus de 8% à environ 6%, et les droits d'importation de l'UE ont été réduits de 10% à environ 8%. S'il est « encore trop tôt » pour dresser un bilan maintenant, l'ACEA regrette toutefois, par la voix de secrétaire général Ivan Hodac, que les exportations européennes restent entravées par la persistance de l'automobile des barrières non tarifaires. (EH)

 

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