Bruxelles, 07/06/2012 (Agence Europe) - « Si l'Union européenne peut légiférer sur les conditions de vie des poulets, elle devrait en faire plus pour soutenir le retrait des enfants placés en institutions. C'est choquant de voir que des financements européens sont toujours utilisés pour garder ouvertes des institutions dignes de Charles Dickens », s'est alarmé Charle Abani, le directeur de l'association Absolute Return for Kids.
En collaboration avec Eurochild et Homes for Children, son association a voulu attirer l'attention des décideurs européens sur le sujet lors d'un appel à l'action, mercredi 6 juin au Parlement européen. Ces associations défendant les droits des enfants plaident pour une meilleure utilisation des fonds de la politique de cohésion, alors que certains États membres en versent une partie à des institutions pour enfants. Elles suggèrent que des solutions basées sur les familles et la collectivité soient favorisées, et exhortent les députés à maintenir les dispositions en ce sens dans les propositions législatives sur la politique de cohésion en 2014-2020. « Ce qui est nécessaire ce n'est pas seulement des financements ciblés, mais aussi une direction politique de la part de l'UE sur comment déployer ces fonds pour réformer les systèmes de soins pour enfants au niveau des États membres », insiste M. Abani. (MD)