Bruxelles, 07/06/2012 (Agence Europe) - Seize pays, dont des pays européens et l'UE, réunis mercredi 6 juin à Istanbul, ont décidé de créer un groupe de coordination pour soutenir l'opposition syrienne. La première réunion de ce groupe aura lieu les 15 et 16 juin à Istanbul, avec « l'ensemble de l'opposition syrienne et des représentants » de ces pays et de l'UE, a précisé le ministère turc des Affaires étrangères.
Jeudi 6 juin, l'envoyé spécial pour la Syrie, Kofi Annan, a reconnu l'échec de son plan « qui n'est pas appliqué ». Il devait proposer la création d'un « groupe de contact », réunissant puissances mondiales et principaux acteurs régionaux, pour trouver une stratégie (acceptable par la Russie et la Chine) destinée à mettre fin au conflit. Mercredi, la France, le Royaume Uni et les États-Unis se sont dits contre la participation de l'Iran à une conférence internationale sur la Syrie (alors que la Russie le souhaite).
Par ailleurs, la France a annoncé que la réunion des Amis de la Syrie « dans laquelle l'opposition syrienne aura sa place » aura lieu le 6 juillet à Paris, « vu l'aggravation de la situation », a précisé le ministère des Affaires étrangères.
Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé jeudi la communauté internationale à davantage d'efforts pour isoler le régime au lendemain d'un nouveau massacre dans la région de Hama, qui aurait fait une cinquantaine de morts. « Si ces informations sont vraies, c'est une nouvelle attaque brutale et écœurante et la communauté internationale doit absolument condamner ce régime et le président Assad pour ce qu'il fait », a-t-il souligné. L'eurodéputé Edward McMillan-Scott (ADLE, britannique) a aussi dénoncé le massacre, se demandant « combien de morts en plus faut-il avant qu'une action soit prise ». La veille, le ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi, avait souligné que « la stratégie de Damas risque de produire un génocide si l'on n'intervient pas rapidement ». (CG)