Bruxelles, 01/06/2012 (Agence Europe) - Le constat dressé par le septième rapport présenté par l'OMC, l'OCDE et la CNUCED sur les restrictions concernant le commerce et l'investissement est cinglant: les pays du G20 (Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, Inde, Indonésie, Japon Mexique, Russie, Turquie et UE - dont Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni) sont loin de respecter pleinement leur engagement à résister au protectionnisme. Le rapport montre en effet que les restrictions imposées par les gouvernements du G20 n'ont pas cessé d'augmenter et que le retrait de ces obstacles a ralenti. Au total 3% des importations mondiales, et près de 4% des échanges commerciaux des pays du G20, sont désormais touchés, déplorait l'OMC dans un communiqué du 31 mai. Entre octobre 2011 et début mai 2012, 13 pays membres du G20 ont mis en œuvre des mesures intéressant l'investissement, la sécurité nationale ou les accords commerciaux internationaux, d'après le rapport. La plupart d'entre elles ont eu pour effet d'ouvrir les marchés et d'accroître la transparence pour les investisseurs. D'autres mesures, notamment une expropriation (le pétrolier espagnol Repsol en Argentine) et de nouvelles restrictions à l'entrée, ont accentué la perception du risque et pourraient nuire au climat des entreprises et à la reprise économique, ajoute le rapport. « Les gouvernements du G20 doivent empêcher une nouvelle dégradation de l'orientation collective de leurs politiques en matière de commerce et d'investissement et mettre l'accent sur des marchés ouverts pour relancer la croissance de l'économie mondiale », souligne l'OCDE. Les trois organisations disent craindre que l'accumulation de nouvelles restrictions, associée à l'impuissance des gouvernements à supprimer celles existantes, aggravent les risques de dégradation sur l'économie mondiale. (EH)