Strasbourg, 22/05/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères est « profondément préoccupée » par les flambées de violence à Tripoli et à Beyrouth, au Liban, qui ont conduit à la mort de plusieurs personnes et blessé des douzaines d'autres, et suit de près la situation, a annoncé, lundi 21 mai, son porte-parole. « Ces événements doivent être dûment examinés et suivis par les autorités libanaises », a-t-il indiqué. Il a précisé que Catherine Ashton soutient tous les efforts visant à maintenir l'ordre, désamorcer les tensions et assurer le calme et la sécurité pour tous à travers le pays, soulignant que les forces de sécurité devraient travailler ensemble et avec la magistrature pour traiter efficacement les incidents violents et les menaces de sécurité.
De son côté, la France a condamné les violences et appelé « toutes les parties à rejeter les provocations », affirmant, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero, que « seul le dialogue permettra d'apaiser les tensions ».
Mme Ashton est également préoccupée par l'assassinat de deux dignitaires locaux par des soldats des Forces armées libanaises dans la région du Akkar et souhaite que les circonstances de leur mort soient examinées « sans délai » et que des mesures adéquates qui respectent la primauté du droit soient prises. Déplorant l'incident, Paris a demandé à ce que « toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame » et salué la réaction des autorités libanaises qui ont immédiatement diligenté une enquête et les déclarations appelant à l'apaisement du président du Conseil, M. Najib Mikati.
Mme Ashton a aussi réaffirmé son engagement en faveur de « la souveraineté du Liban, l'indépendance, l'unité et la stabilité » du pays.
Des affrontements entre des pro-régime syriens et des anti-régime ont fait deux morts et 18 blessés lundi à Beyrouth au lendemain du meurtre d'un dignitaire sunnite libanais, Ahmad Abdel Wahed, hostile à Bachar al Assad, et d'un cheikh l'accompagnant, faisant craindre un débordement de la crise syrienne au Liban. D'autres heurts confessionnels ont eu lieu au nord du pays et fait au moins 10 morts ces derniers jours. (CG)