Strasbourg, 22/05/2012 (Agence Europe) - Si les discussions sur le programme nucléaire iranien qui ont eu lieu à Istanbul étaient « importantes », car elles constituaient « un test de la volonté » des Iraniens « à s'engager », les discussions du 23 mai à « Bagdad doivent se concentrer sur un contenu concret. La balle est dans leur camp. Ce sont eux qui doivent faire le premier pas », a souligné, lundi 21 mai, un diplomate européen. « S'il y a un résultat 'sérieux' à Bagdad, il y aura un suivi - à tous les niveaux pertinents », a-t-il souligné. Il a précisé que « les sanctions ne sont pas une fin en soi. Mais l'Iran doit se conformer à ses obligations. La balle est dans son camp ». Ce diplomate a précisé que la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), comme l'accès au complexe militaire de Parchin, sont importants mais ne sont pas suffisants. « L'enrichissement d'uranium à 20% doit être traité comme une priorité », a-t-il expliqué, précisant aussi qu'il y a parmi les domaines de coopération possible l'assistance à la sécurité nucléaire, le Tehran Research Reactor ou encore la volonté de discuter de sujets non nucléaires, tels que la lutte contre les stupéfiants.
Le diplomate européen a aussi précisé que l'E3+3 est « certainement très bien préparé », ajoutant qu'il y a eu beaucoup d'unité entre les membres de l'E3 +3 (Allemagne, Royaume-Uni, France, Chine, Russie, États-Unis).
Par ailleurs, mardi 22, l'AIEA a précisé qu'elle s'est mise d'accord avec l'Iran pour une « approche structurelle visant à lever les incertitudes sur la nature du programme nucléaire iranien ». (CG)