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Bulletin Quotidien Europe N° 10602
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

Pas de limite européenne pour l'alcool au volant

Bruxelles, 25/04/2012 (Agence Europe) - Alors que l'alcool au volant demeure une des premières causes d'accident de la route, Siim Kallas promet pourtant de ne pas imposer de limite européenne pour la quantité d'alcool dans le sang autorisée lors de la conduite. Cependant il insiste auprès des États membres pour qu'ils fixent eux-mêmes la limite à 0,5 mg, voire même en deçà.

Responsabilité nationale. « Cela devrait être aux États membres de choisir la limite pour leur propre territoire. Les cultures nationales diffèrent trop pour avoir une limite paneuropéenne. Donc, je n'ai pas l'intention de faire des propositions législatives dans ce domaine durant le mandat de cette Commission », a affirmé le commissaire européen en charge du transport, lors du séminaire consacré à la conduite sous l'emprise de l'alcool, organisé mardi 24 avril par le Conseil européen pour la sécurité du transport (ETSC).

Plus de contrôle. Pourtant Siim Kallas est bien conscient que cette mauvaise habitude est une des premières causes d'accidents de la route en Europe. ETSC estime que 6500 décès auraient pu être évités en 2010 si tous les conducteurs s'étaient conformés aux législations nationales sur l'alcool au volant. « Les règles ne marchent que quand elles sont appliquées, et cela signifie des vérifications permanentes et des contrôles routiers. Cela dit, des mesures préventives ne sont pas un substitut pour la mise en application, mais elles vont main dans la main avec l'application des règles, et vice versa ». Il compte s'en assurer, et écrire pour cela une lettre aux États membres et demander plus d'informations sur leurs plans d'application nationaux « pour avoir une meilleure vision de ce qui se passe vraiment sur le terrain et pour trouver quelles initiatives sont prévues », explique le commissaire.

Alcolocks. Il compte également se pencher de plus près sur les différents tests réalisés avec les alcolocks, ces éthylotests placés dans les véhicules et empêchant le démarrage si le test s'avère positif. Cette année, une étude vérifiera l'avantage coût/bénéfice pour rendre ce système obligatoire en Europe. La Finlande a déjà légiféré en la matière, installant ces appareils sur les bus scolaires notamment. (MD)

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