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Bulletin Quotidien Europe N° 10587
Sommaire Publication complète Par article 33 / 36
AFFAIRES & ENTREPRISES N°13 / (ae) banques

Les fusions-acquisitions dans le secteur financier repartent à la hausse. D'après l'étude de PwC « Sharing deal insight », l'activité fusions-acquisitions dans le secteur des services financiers en Europe a enregistré une augmentation significative au quatrième trimestre 2011. Elle s'est accrue de 330% pour passer de 5 milliards d'euros au troisième trimestre 2011 à 16,5 milliards d'euros au quatrième trimestre. Soit une croissance de 74% par rapport aux 9,5 milliards d'euros enregistrés au 4ème trimestre 2010. PwC cite deux raisons principales pour expliquer cette forte augmentation des valeurs des transactions au 4ème trimestre 2011. D'une part la réapparition des transactions conduites par les pouvoirs publics (notamment la nationalisation de Dexia Bank Belgium et la cession de Northern Rock par le gouvernement britannique, plus diverses opérations en Suède, en Suisse, au Luxembourg et au Royaume-Uni) et, d'autre part, la progression des transactions de taille moyenne. Celles-ci ont également progressé en volume au cours de ce trimestre, passant de 2,6 milliards d'euros au troisième trimestre 2011 à 5,9 milliards d'euros au quatrième trimestre, sous l'effet notamment de plusieurs opérations de restructuration bancaire (cession de Dexia Banque Internationale au Luxembourg, par exemple). Néanmoins, malgré cette hausse, la valeur annuelle totale des transactions en 2011 a diminué de 25% par rapport à 2010 pour atteindre son plus bas niveau annuel depuis 2003 (37,9 milliards d'euros comparé à 50,3 milliards en 2010). Selon PwC, l'activité de fusions-acquisitions dans le secteur des services financiers devrait rester assez imprévisible en 2012, même si le 4ème trimestre 2011 s'est rapproché des niveaux historiques d'activité et que la situation reste favorable aux transactions dans ce secteur. Néanmoins, les incertitudes politiques, économiques et financières persistantes impliquent une certaine prudence de la part des sociétés. Les établissements ayant le mieux résisté à la crise devraient montrer un regain d'intérêt pour les acquisitions ciblées, alors que les établissements les plus fragiles devraient mettre en œuvre certaines mesures de restructuration qui pourraient conduire à des cessions. (IL)

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