Bruxelles, 02/04/2012 (Agence Europe) - Rien ne semble bouger au niveau européen pour rendre les routes plus sûres alors que le nombre de tués sur les routes européennes représente quotidiennement le crash d'un avion moyen, illustre Antonio Avenoso, le directeur exécutif du Conseil européen pour la sécurité du transport (ETSC). Découvrir tous les soirs une telle nouvelle sur nos écrans « nous semblerait inacceptable, nous devrions avoir la même réaction vis-à-vis de la sécurité routière ». Telle est la réaction de M. Avenoso à la lumière des chiffres sur les mauvaises performances en matière de sécurité routière en 2011, en Europe, publiés par la Commission européenne la semaine dernière. « Il n'y a pas de place pour la complaisance, même après plusieurs années de bon progrès », martèle-t-il.
Rien depuis 2010. M. Avenoso fustige l'UE de n'avoir pris aucune initiative concrète depuis 2010 pour améliorer les résultats en matière de sécurité routière: « Depuis 2010 - quand les orientations politiques européennes sur la sécurité routière ont été publiées - nous n'avons pas encore vu de nouvelle proposition législative de la part de la Commission ». Et M. Avenoso d'espéré que « cette douche froide va revigorer la Commission européenne et les gouvernements, et les aider à se remettre sur les rails pour atteindre les objectifs en matière de sécurité routière de l'UE 2020 ».
Mais les choses bougent. Siim Kallas, le commissaire européen aux Transport, a néanmoins promis de faire plus pour protéger les motards, plus exposés à l'insécurité routière, notamment en interdisant les grosses cylindrées aux plus jeunes, et en imposant un contrôle technique à tous les deux roues. La Belgique, pointée du doigt par la Commission pour ses mauvais résultats, a déjà divulgué ses plans d'actions pour reprendre la situation en main. D'autres plans d'actions devraient suivre en réponse au rappel à l'ordre de Kallas. (MD)