Bruxelles, 02/04/2012 (Agence Europe) - Si l'on doutait encore de l'urgence d'agir pour s'orienter résolument vers l'économie verte, gage d'un développement durable, le dernier rapport de l'OCDE sur l'état de l'environnement à l'horizon 2050 (Environmental Outlook to 2050) présenté à la réunion ministérielle de l'OCDE (Paris, 29 et 30 mars), convaincra qu'il n'y a pas d'autre choix et que c'est l'option la plus rentable, se réjouit Janez Potocnik, commissaire européen à l'Environnement. À moins de trois mois de la conférence onusienne RIO +20 (juin), ce rapport qui prône une stratégie de croissance verte pour s'attaquer à la crise a le soutien de l'UE dont la stratégie EUROPE 2020, et le plan d'action pour l'efficacité des ressources poursuivent le même objectif.
« L'excellent travail de recherche de l'OCDE est tout simplement la confirmation de l'immense défi que représentent pour nos existences le changement climatique, la pénurie de ressources et l'impact de la pollution sur la santé. Heureusement, nous avons déjà les instruments dont nous avons besoin pour relever ce défi. Il faut juste en faire usage. C'est le message que je veux adresser au monde - une économie verte et inclusive est la clé pour le développement durable. C'est aussi le message que nous nous devons emporter à la conférence Rio +20 », a déclaré le commissaire, à Paris.
Avec une population qui a augmenté de plus de 3 milliards de personnes depuis 1970, une économie qui a plus que triplé de volume mais sans redistribution équitable et avec un coût significatif pour l'environnement, la non-action conduira à la dégradation et à l'érosion permanente du capital naturel environnemental à l'échelle globale d'ici à 2050, avec, à la clé, le risque de changements irréversibles qui pourraient menacer deux siècles d'augmentation des niveaux de vie, avertit l'OCDE. A contrario l'OCDE met le doigt sur de nombreux cas où les bénéfices de l'action (comme par exemple la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 70%, chiffrée à 5,5% du PIB mondial en 2050) dépasseraient les coûts de l'action, et de loin. L'Institut européen de la politique environnementale (IEEP) salue le rapport de l'OCDE comme « un signal d'alarme puissant donné au bon moment pour l'Europe, à l'heure où les propositions récentes de la Commission visant à renforcer l'agenda de l'UE pour l'efficacité énergétique et l'utilisation efficace des ressources rencontrent de plus en plus de résistance parmi les États membres ». (AN)