Bruxelles, 02/04/2012 (Agence Europe) - L'Alliance européenne pour la santé publique EPHA suggère aux autorités publiques de taxer la malbouffe (« junk food ») et de subventionner les fruits et légumes. Ceci, afin non seulement de lutter contre l'obésité, mais aussi d'augmenter les recettes publiques en cette période d'austérité. « Les taxes sur les aliments offrent aux gouvernements une arme double pour traiter deux des questions les plus pertinentes auxquelles ils doivent répondre: s'attaquer à l'épidémie d'obésité mais aussi stimuler des budgets serrés en raison de l'austérité, grâce aux revenus générés », a déclaré la spécialiste Monika Kosinka. Elle salue les efforts réalisés en ce sens par le Danemark, la Hongrie et la France qui ont déjà pris de telles mesures, et encourage les autres États membres à leur emboîter le pas. Selon elle, ces mesures ne pénaliseraient pas les groupes socio-économiques défavorisés, si ces mesures s'accompagnent de subsides en faveur des fruits, des légumes et des céréales. (IL)