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Bulletin Quotidien Europe N° 10587
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Clandestins, la Grèce promet de redoubler d'efforts

Bruxelles, 02/04/2012 (Agence Europe) - Le ministre grec de la Protection des citoyens, Michalis Chrisochoidis, a rencontré lundi 2 avril à Bruxelles la commissaire aux Affaires intérieures Cécilia Malsmtröm pour évoquer la situation des demandeurs d'asile en Grèce, la gestion des frontières et lutte contre l'immigration illégale ainsi que les relations avec les pays tiers, notamment la Turquie. Régulièrement critiquée pour sa gestion des demandeurs d'asile, la faiblesse de ses infrastructures d'accueil ou encore les difficultés à utiliser les fonds européens, la Grèce a conclu un plan d'action avec l'UE pour remédier à ses difficultés et de nouveaux centres d'accueil et de détention des demandeurs d'asile devraient être construits dans les prochains jours, a indiqué le ministre, notamment au niveau de la zone du fleuve Evros, principal point de passage des migrants venus de Turquie. Sur ce point, le ministre a précisé que la construction de la fameuse barrière en barbelés destinée à empêcher les migrants de rejoindre la Grèce serait véritablement entamée dans les prochains jours.

Mais Michalis Chrisochoidis est surtout venu promettre de doper les efforts contre l'immigration illégale, prévenant les pays tiers que tous les migrants arrivés en Grèce et qui ne demanderaient pas de protection internationale seraient automatiquement renvoyés vers leurs pays d'origine. Souhaitant adresser un « signal » aux « trafiquants » ainsi qu'aux migrants tentés de venir en Grèce, le ministre a estimé que la Grèce ne pouvait plus vivre avec une telle « bombe à retardement » sur son territoire, les migrants illégaux constituant selon lui une menace à la cohésion sociale mais aussi un défi sanitaire, a-t-il poursuivi. Ce message s'adresse plus précisément à la Turquie qui conditionne toujours la signature d'un accord de réadmission de ses migrants avec l'UE à un dialogue sur la facilitation des visas. Le 8 mars dernier à Bruxelles, les ministres de l'Intérieur des 27 n'avaient pas pu avancer d'un pouce sur cette question, certains États membres refusant d'ouvrir ce dialogue sur les visas et qualifiant même, comme l'a fait la future présidence chypriote de l'UE, de « chantage » les demandes d'Ankara. (SP)

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