login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10543
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) alimentation

Non aux allégations de santé trompeuses

Bruxelles, 31/01/2012 (Agence Europe) - Pas question que les fabricants induisent le consommateur en erreur en attribuant indûment des vertus pour la santé à leurs produits alimentaires. La commission de l'environnement, de la santé et de la sécurité des aliments du Parlement européen a rejeté, le 31 janvier, une proposition visant à autoriser les industriels à apposer sur les denrées alimentaires la mention « % moins », (qu'il s'agisse de sucre, de matière grasse ou de sel) pour annoncer des réductions de calories ou de nutriments spécifiques. Les parlementaires ont estimé qu'une telle allégation de santé était bien trop confuse pour ne pas être trompeuse. Glenys Wlillmott (S&D, Royaume-Uni), rapporteur pour ce dossier, a réussi à rassembler une alliance d'eurodéputés, tous groupes politiques confondus, pour barrer la route à cette allégation qui avait les faveurs de la Commission et de l'industrie agro-alimentaire.

« Je veux garantir que la législation de l'UE permette aux acheteurs d'avoir confiance dans les allégations nutritionnelles et de santé. Si un chocolat arbore la mention contient 20% en moins de graisses saturées, vous pourriez penser que vous faites le bon choix. Or, ce pourrait être le chocolat qui contient le plus de graisses saturées sur le marché. Les consommateurs sont naturellement influencés par les allégations nutritionnelles et de santé quand il comparent des produits similaires et nous ne voulons pas que ces allégations trompent le consommateur », a expliqué le rapporteur. Michèle Rivasi (Verts/ALE, France) s'est réjouie de ce rejet car, selon elle, « dire qu'un produit contient moins de matières grasses sans préciser par ailleurs qu'il contient beaucoup de sucre ou de sel, embobine le consommateur qui croit acheter un aliment bon pour la santé. Les allégations de santé sur les aliments ne devraient donc être autorisées que si elles permettent aux consommateurs de choisir clairement les aliments les plus sains ». Le Bureau européens des Unions de consommateurs (BEUC) est sur la même ligne, car « les consommateurs ont besoin que les fabricants redoublent d'efforts sur la reformulation des produits pour réduire leur teneur en matière grasse, en sel ou en sucre. Ils n'ont certainement pas besoin d'une allégation supplémentaire », précise sa directrice générale, Monique Goyens. Le Parlement se prononcera en plénière le 2 février prochain à Bruxelles. (AN)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - ÉDUCATION
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE