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Bulletin Quotidien Europe N° 10543
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) rÉpublique tchÈque

Pacte budgétaire, remous après le non tchèque

Bruxelles, 31/01/2012 (Agence Europe) - Le refus du Premier ministre tchèque Petr Necas de souscrire au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire a suscité des remous à Prague, menaçant la cohésion de la coalition gouvernementale. « J'ai dit clairement non. Ce pacte ne nous apporte rien de bon et il n'y a pas de raison d'y adhérer pour le moment », a insisté M. Necas, dans les colonnes du quotidien tchèque Lidove Noviny de mardi 31 janvier.

La décision de M. Necas, chef du parti de droite ODS, lui a aussitôt valu une vive désapprobation de Karel Schwarzenberg, ministre des Affaires étrangères et chef de TOP 09, un autre mouvement de droite. M. Necas s'est fait guider par des « raisons de politique interne, ce qui est la pire chose » et sa décision « lèse la République tchèque », a déclaré mardi le chef de la diplomatie. À la mi-janvier, M. Schwarzenberg avait déjà souligné qu'il ne pouvait « pas être membre d'un gouvernement qui conduirait la République tchèque en dehors du courant principal de l'intégration européenne ». Pour expliquer son refus du pacte, M. Necas a évoqué trois objections de fond. « Primo, la participation aux sommets de la zone euro est limitée. Secundo, le projet ne prête pas suffisamment attention au critère de dette. Et tertio, la procédure de ratification est compliquée et peu claire en République tchèque », a-t-il dit. M. Necas souhaite soumettre ce pacte à un référendum national. Cette idée ne fait toutefois pas l'unanimité au sein de la coalition au pouvoir et l'eurosceptique président Vaclav Klaus y est opposé. (LC)

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