Bruxelles, 31/01/2012 (Agence Europe) - La Croatie, qui deviendra le 1er juillet 2013 le 28ème pays de l'UE, recevra au total 373 millions d'euros d'aides directes en faveur de ses agriculteurs, mais avec une montée en puissance progressive selon une période transitoire de dix années (25% des montants, 30, 35, 40, 50, 60, 70, 80, 90, 100). Ce montant est comparable à ceux reçus par le Luxembourg ou Chypre. La méthode de calcul est la même que celle utilisée pour les douze pays entrés récemment dans l'UE. La Croatie a décidé d'appliquer le système de paiement unique et aura le droit à une enveloppe nationale pour aider les secteurs sensibles.
L'UE a reconnu le problème des terres potentiellement minées et a décidé pour cela d'accorder à la Croatie, en plus de l'enveloppe de 373 millions d'euros, une enveloppe annuelle de 9,6 millions d'euros (avec une introduction progressive aussi). La Croatie demandait la prise en compte dans ce contexte de 32 260 hectares de terres potentiellement minées, mais l'UE n'en a retenu que 30 750 (7849 ha de terres déminées entre janvier 2005 et fin décembre 2009 plus 22 901 ha de terrains encore minés en date du 1er janvier 2010).
La Croatie aura la possibilité, moyennant l'autorisation de la Commission, de verser une aide directe complémentaire s'élevant jusqu'à 100% du niveau des paiements directs dans l'UE. En outre, l'UE a accordé le droit à la Croatie d'utiliser partiellement l'enveloppe de développement rural (jusqu'à 20% des fonds) pour des paiements directs supplémentaires durant les trois années après l'adhésion à l'UE. La Croatie pourra verser des paiements directs couplés (liés au niveau de production) dans une limite de 105 270 vaches allaitantes et 542 651 moutons et chèvres.
La Croatie bénéficie aussi d'un quota de production de lait (765 000 tonnes au total) et de sucre (192 877 tonnes de sucre). La Croatie recevra en outre 10,8 millions d'euros par an pour un programme de soutien dans le secteur du vin. La Croatie a demandé la protection de 16 dénominations d'origine pour ses vins. Enfin, l'UE s'engage à racheter au moment de l'adhésion les stocks publics de produits agricoles détenus par les organismes croates, et ces produits seront éligibles à l'intervention (s'ils respectent les critères requis). (LC)