Bruxelles, 31/01/2012 (Agence Europe) - « Aucun engagement, rien que des mots creux ». C'est l'opinion exprimée par la Confédération européenne des syndicats (CES) à propos de la réuinon informelle du Conseil européen qui s'est tenu à Bruxelles, lundi 30 janvier. Si les chefs d'État et de gouvernement ont décidé d'adopter des mesures « globales et cohérentes » afin de favoriser l'emploi, particulièrement celui des jeunes, dont le taux de chômage moyen en Europe est de plus de 21 %, les syndicats considèrent qu'il s'agit d'une promesse non contraignante, surtout au regard du projet de traité qui renforce la discipline budgétaire. Promouvoir l'emploi, à travers le recours au Fonds social européen ou le renforcement de la mobilité transfrontalière, semble être pour la CES un mot d'ordre en filigrane par rapport aux mécanismes qui imposent de facto et de jure aux États une mise en application plus intensive des politiques d'austérité. « Ce traité rassurera sans doute les amis politiques de la chancelière Angela Merkel, mais pas les millions de chômeurs et de travailleurs pauvres et précaires d'Europe qui attendent un soutien ferme des institutions de l'UE », a déclaré Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES, mardi 31 janvier. (JK)