Bruxelles, 15/12/2011 (Agence Europe) - Le Parlement européen a approuvé jeudi 15 décembre le versement au constructeur automobile français Renault d'une aide de 24,5 millions d'euros, sollicitée par l'entreprise pour financer un plan de quelque 3 500 départs volontaires en France en 2009.
Cette aide du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation couvrira 65% du coût total du plan de départ. Estelle Grelier (S&D, française) a proposé un amendement oral qui a été rejeté en plénière, stipulant: « Le Parlement européen demande à Renault et à l'État français de s'engager formellement à prendre les mesures juridiques et financières nécessaires pour restaurer l'ensemble des droits et prestations de retraite, tout en leur octroyant une exemption de travail dans des conditions équivalentes, aux travailleurs dont les prestations de retraite ont été affectées par les réformes des retraites qui sont entrées en vigueur après leur licenciement ». La gauche voulait ainsi faire pression sur l'industriel afin qu'il règle le cas de certains des salariés concernés, qui risquent d'être privés de tout revenu pendant plusieurs mois. Il s'agit de "seniors" qui ont accepté de quitter l'entreprise car ils pensaient toucher des indemnités chômage puis prendre leur retraite, mais qui risquent en fait d'être privés de toute ressource pendant 20 mois, car entre temps l'âge légal de départ à la retraite en France a été relevé. Entre 80 et 300 personnes seraient concernées. (LC)