Bruxelles, 15/12/2011 (Agence Europe) - Le prochain Conseil européen se tiendra entre fin janvier et début février 2012 et il portera sur la crise de la dette mais aussi sur l'économie, la compétitivité et l'emploi, a annoncé jeudi 15 décembre le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lors d'une conférence de presse. Il sera question aussi des décisions prises lors du dernier Conseil européen sur le traité intergouvernemental prévoyant notamment un nouveau pacte budgétaire.
« La date doit encore être décidée », a souligné le président du Conseil européen, qui s'exprimait à Bruxelles, à l'issue du sommet UE/Russie (voir autres nouvelles). Le sommet européen concerne les chefs d'État et de gouvernement des 27 pays de l'UE et non pas seulement ceux de la zone euro, a précisé M. Van Rompuy, qui s'efforce de maintenir la cohésion du bloc en évitant que le fossé se creuse entre les 17 États de l'Union monétaire et les dix autres pays de l'UE qui n'utilisent pas la monnaie commune. Le 5 décembre à Paris, le chef de l'État français Nicolas Sarkozy avait indiqué s'être mis d'accord avec la chancelière allemande Angela Merkel pour demander la convocation de sommets de la zone euro tous les mois. Le sommet de fin janvier ou début février sera « informel », c'est-à-dire qu'il n'est pas censé prendre de décisions, et aura lieu avant un autre rendez-vous des chefs d'État et de gouvernement des 27, prévu de longue date et qui se tiendra les 1er et 2 mars, à Bruxelles. « À l'agenda, nous devrons tout d'abord mettre en forme les décisions prises lors des sommets d'octobre et celui du mois de décembre », a dit M. Van Rompuy. « Bien entendu, un des points les plus importants est le pacte d'union de stabilité budgétaire et le traité intergouvernemental » sur le principe desquels les dirigeants des 27, à l'exception du Royaume-Uni, se sont mis d'accord la semaine passée, a poursuivi le président de l'UE. « Dans un second temps seront discutés les points qui n'ont pu être abordés lors du dernier Conseil européen concernant l'économie, la compétitivité et l'emploi », a indiqué M. Van Rompuy. « En période de stagnation, de récession, il est important d'aborder ces questions », a-t-il souligné. (LC)