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Bulletin Quotidien Europe N° 10517
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

L'UE va négocier des accords avec quatre partenaires arabes

Genève, 15/12/2011 (Agence Europe) - Les futurs accords commerciaux que l'UE va négocier avec l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie devraient contribuer à consolider les acquis du Printemps arabe et à renforcer le processus de démocratisation sur les rives sud et est du bassin méditerranéen.

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE a donné son feu vert, mercredi 14 décembre, à l'ouverture de négociations pour des accords de libre-échange avec l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, dès la finalisation du processus préparatoire nécessaire. Cette décision mandate la Commission européenne pour engager des négociations visant à établir des zones de libre-échange approfondies et complètes (DCFTA), qui iront au-delà de la simple suppression des droits de douane, pour prendre en compte les questions réglementaires en rapport avec le commerce, telles que la protection des investissements et les marchés publics.

« Nous offrons à l'Égypte, la Jordanie, la Tunisie et au Maroc l'intégration économique progressive au marché unique de l'UE. Nous souhaitons ainsi en améliorer les conditions d'accès, maintenant qu'ils sont engagés dans un processus de réforme démocratique et économique », commente le commissaire au Commerce Karel De Gucht dans un communiqué, ajoutant que « la porte est ouverte à d'autres partenaires du sud de la Méditerranée, une fois les mêmes conditions remplies ». Un message à peine voilé à l'Algérie et à la Libye, qui, contrairement aux pays concernés par les futurs accords, ne sont pas encore membres de l'OMC.

Les zones de libre-échange s'inscriront dans le cadre des accords d'association euro-méditerranéens déjà existants, qui couvrent essentiellement les échanges de marchandises et ont été complétés par des négociations supplémentaires portant sur la libéralisation de l'agriculture, la transformation des produits de l'agriculture et de la pêche et la libéralisation du commerce des services et du droit d'établissement. Leur champ de compétence sera élargi à un ensemble de domaines de réglementation d'intérêt commun, comme la facilitation des échanges, les obstacles techniques au commerce, les mesures sanitaires et phytosanitaires, la protection des investissements, les marchés publics et la politique de concurrence. L'exécutif européen prendra en considération les différentes priorités en matière de réglementation et de développement économique des quatre pays concernés.

Outre un accès amélioré pour ces pays au marché de l'UE, la mise en place d'un climat propice pour l'investissement et le soutien au processus de réformes économiques qu'ils ont entrepris, l'UE veut aussi aider au renforcement de leur intégration régionale, déjà en devenir sous les traits de l'accord d'Agadir. (EH)

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