Bruxelles, 29/11/2011 (Agence Europe) - À l'Ouest, rien de nouveau. Les leaders américain et européens ont insisté sur la nécessité de résoudre la crise de la dette souveraine dans l'Eurozone qui plombe les perspectives de croissance mondiale, lundi 28 novembre à Washington à l'issue du Sommet UE/États-Unis. J'ai dit aux présidents du Conseil européen M. Van Rompuy et de la Commission européenne M. Barroso que « les États-Unis se tiennent prêts à jouer (leur) rôle pour les aider à résoudre ce problème », a déclaré le président américain Barack Obama. Et d'ajouter: « Ceci est très important pour notre propre économie. Si l'Europe est en récession ou si l'Europe rencontre des difficultés, alors il est bien plus difficile pour nous de créer des bons emplois ici à la maison parce que nous exportons tant de nos produits et services vers l'Europe ».
Pour M. Van Rompuy, l'Union européenne est confrontée à « une crise de confiance aggravée par le ralentissement de l'économie mondiale ». Il a rappelé qu'il présenterait, lors du Conseil européen du vendredi 9 décembre, « une feuille de route sur la façon de renforcer l'union économique dans la zone euro en rapport avec l'union monétaire ». Objectif: « introduire des règles contraignantes afin de garantir une forte discipline budgétaire et économique dans tous les pays ». Selon le président du Conseil européen, il ne s'agit « pas seulement de discipline, mais aussi d'intégration dans la zone euro dans son ensemble ». Sur le volet de la croissance, les réformes structurelles sont destinées à stimuler « la compétitivité » et à approfondir le marché intérieur. « Mais le ralentissement de la croissance mondiale n'est pas uniquement dû aux problèmes de l'Eurozone », a considéré M. Van Rompuy, en rappelant que les pays membres du G20 devaient appliquer un plan d'action spécifique à leur situation économique (EUROPE n° 10490). Conscient de « l'ampleur du défi » que représente la crise de la dette souveraine, M. Barroso a rappelé que la prise de décisions politiques prend nécessairement du temps. Nous sommes en train de renforcer la gouvernance économique à travers l'élaboration de « règles plus solides » visant à garantir « des politiques budgétaires saines » et de traiter « les déséquilibres » macro-économiques. « Personne ne parle d'un retour en Europe ? Tout le monde se demande comment approfondir davantage l'intégration » européenne, a-t-il assuré.
Dans leur déclaration conjointe, les États-Unis et l'UE s'engagent à coopérer pour « revigorer la croissance économique, créer des emplois et garantir la stabilité financière ». D'un côté, les États-Unis accueillent favorablement « les efforts et la détermination » des Européens à « tout faire pour assurer la stabilité financière dans l'Eurozone ». L'UE attend avec impatience des mesures aux États-Unis visant à « assainir ses finances publiques à moyen terme ». Et de plaider pour une concertation avec les économies émergentes en vue de maintenir « une croissance économique durable et équilibrée » au niveau mondial. (MB)