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Bulletin Quotidien Europe N° 10505
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/eurogroupe

1er test important pour le ministre italien des Finances

Bruxelles, 29/11/2011 (Agence Europe) - Le Premier ministre italien Mario Monti, qui est aussi ministre des Finances, participe depuis lundi soir à ses premiers Eurogroupe et Conseil ÉCOFIN. À Bruxelles depuis mardi où il a tout d'abord rencontré le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, il était appelé à dévoiler à ses homologues européens les grandes lignes de son programme économique destiné à remettre la trajectoire de la dette italienne sur une pente décroissante, à insuffler de la croissance dans l'économie du pays et à restaurer la confiance des marchés. Mardi soir, le commissaire chargé de l'euro Olli Rehn a rendu compte aux ministres des Finances de la zone euro de sa récente visite à Rome qui complète l'analyse préliminaire de ses services sur le programme économique italien (EUROPE n° 10503).

La tâche de l'Italie est particulièrement ardue. Mardi, les autorités italiennes ont dû consentir à emprunter 8 milliards d'euros sur les marchés à de nouveaux taux record. Le rendement exigé pour les obligations à 3 et 10 ans a en effet atteint respectivement 7,89% et 7,56%. Des niveaux généralement considérés comme intenables à moyen terme. L'Irlande et le Portugal s'étaient résolus à demander une aide financière notamment parce qu'ils faisaient face à des coûts d'emprunt à long terme supérieurs à 7%.

Lors du mini-sommet franco-germano-italien, M. Monti avait renouvelé l'engagement du précédent gouvernement italien en faveur de l'équilibre budgétaire en 2013. Or en 2012, l'économie italienne sera au mieux à l'arrêt - la Commission européenne prévoit une croissance de 0,1% par rapport au PIB national - voire en récession, l'OCDE tablant sur une diminution du PIB de 0,5%. Selon la presse italienne, si le scénario le plus défavorable devenait réalité, l'Italie aurait besoin d'adopter des mesures budgétaires additionnelles à hauteur de 20 milliards d'euros pour retrouver l'équilibre de ses comptes publics en 2013. Le gouvernement italien réfléchirait à un gel total des retraites pour 2012. (MB)

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