Bruxelles, 09/11/2011 (Agence Europe) - Les ministres des Finances des dix pays de l'Union européenne non membres de la zone euro ont tenu leur deuxième réunion informelle de coordination, lundi 7 novembre en marge de la réunion de l'Eurogroupe. « Cette réunion pourrait devenir une pratique courante », a confirmé le ministre polonais des Finances Jacek Rostowski, mardi 8 novembre à l'issue du Conseil ÉCOFIN. Il s'est dit favorable à « une plus grande intégration au sein de la zone euro » afin de restaurer la stabilité financière, à condition que cette intégration accrue des dix-sept pays partageant la même monnaie ne se traduise pas par le creusement d' « un fossé » avec les dix États membres situés en dehors de l'Eurozone. Depuis qu'elle a pris les rênes du Conseil de l'UE, la Pologne réclame, sans succès, la possibilité d'assister aux discussions de l'Eurogroupe. Selon elle, le chantier à venir relatif au renforcement de la gouvernance économique modifiera les conditions d'adhésion à la zone euro inscrites dans son traité d'adhésion à l'UE.
Mardi à Strasbourg, le président français Nicolas Sarkozy a défendu l'idée d'une Europe à deux vitesses, surtout lorsque l'UE aura accueilli les pays des Balkans. « Il n'y aura pas de monnaie unique sans un accroissement de l'intégration économique et de la convergence, et c'est ce vers quoi l'on va. (…) Clairement, il y a aura deux vitesses européennes: une vitesse vers davantage d'intégration dans la zone euro et une vitesse plus confédérale dans l'Union européenne », a-t-il déclaré, rapporte le quotidien Les Échos. (MB)