Wroclaw, 20/09/2011 (Agence Europe) - Tout en admettant le droit souverain de l'Allemagne à décider de l'arrêt de son parc nucléaire d'ici 2022, les États membres se posent la question des répercussions d'une telle décision pour l'ensemble de l'Union. Participant à la réunion informelle des ministres européens de l'Énergie les 19 et 20 septembre à Wroclaw, le Français Eric Besson est ainsi monté au créneau en affirmant que « ce n'est pas à l'Europe de payer le coût d'une sortie du nucléaire en Allemagne ». « Le marché intérieur de l'électricité impose une solidarité dont chacun doit tenir compte. Nos décisions nationales ont un impact européen du fait de la densité des interconnexions et des échanges permanents d'électricité », a insisté le ministre français de l'Énergie. Pour répondre à ces préoccupations, l'UE doit assurer une meilleure coopération énergétique entre les Vingt-sept, a fait valoir M. Besson, qui propose, avec le soutien de son collègue allemand Philipp Rösler, la création d'un groupe de coordination européen sur l'électricité. Le groupe serait composé de gestionnaires de réseaux, de régulateurs et de représentants des États membres. « Ce groupe d'experts serait systématiquement saisi des projets nationaux pouvant avoir un impact significatif sur l'offre et la demande dans plusieurs pays », a précisé le ministre français. (VW)