Bruxelles, 29/06/2011 (Agence Europe) - Les Européens ont exprimé leur soulagement, mercredi 29 juin, après que le parlement grec a voté en faveur de la stratégie d'austérité 2011-2015 présentée par le gouvernement de Georges Papandréou. L'essai devra être transformé, ce jeudi, lors d'un second vote sur la législation qui mettra en œuvre les mesures d'austérité évaluées à 28 milliards d'euros et le programme de privatisation censé rapporter 50 milliards d'ici 2015.
Le Premier ministre socialiste Georges Papandréou a réussi à maintenir l'unité de ses troupes. Le parlement grec a approuvé le plan d'austérité par 5 cinq voix de majorité, quatre voix socialistes et une voix issue de l'opposition. Le député socialiste ayant voté contre a immédiatement été exclu du PASOK dont la majorité au parlement national est désormais réduite à 154 députés sur 300 au total. Malgré les appels incessants à l'unité nationale, l'opposition de droite a voté contre la stratégie budgétaire du gouvernement.
« Avec l'approbation, aujourd'hui, par le parlement grec du programme économique révisé, le pays a effectué un pas important sur la voie nécessaire de la consolidation budgétaire et des réformes structurelles propices à la croissance. Mais il a aussi fait un pas crucial en arrière par rapport à un grave scénario menant au défaut » du pays, déclarent les présidents de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso et du Conseil européen Herman Van Rompuy dans un communiqué conjoint. Un deuxième vote positif, ce jeudi sur la loi de mise en œuvre du plan d'austérité, « ouvrirait la voie au versement de la prochaine tranche d'assistance financière », ajoutent-ils. « Le parlement grec a été à la hauteur de ses responsabilités. Il est désormais de notre responsabilité dans l'UE de faire preuve de notre solidarité totale avec le peuple grec », a estimé le président du Parlement européen Jerzy Buzek. Qui appelle de ses vœux des réformes liées à la retraite, au marché du travail et aux privatisations, en ligne avec le 'Pacte pour l'euro+'.
L'adoption par le parlement grec du plan d'austérité et de privatisation est la condition imposée par les créanciers de la Grèce à la signature d'un chèque de 12 milliards d'euros qui permettra à Athènes d'honorer ses engagements budgétaires immédiats. Elle conditionne aussi la finalisation d'un deuxième sauvetage financier afin d'accorder au pays le temps nécessaire pour assainir ses finances publiques et retrouver le chemin de la croissance. En parallèle, les discussions se poursuivent entre les trésors nationaux et le secteur financier pour définir les modalités d'une participation privée aux coûts du deuxième sauvetage. (M.B.)