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Bulletin Quotidien Europe N° 10408
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/pÊche

La méthode de la Commission sur les quotas 2012 critiquée

Bruxelles, 29/06/2011 (Agence Europe) - De nombreux ministres de la Pêche des États membres ont critiqué la méthode proposée par la Commission européenne de fixation des totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2012, en particulier l'approche consistant à réduire de 25 % des possibilités de pêche des espèces de poissons pour lesquelles il n'existe pas d'avis scientifiques sur l'état des stocks.

Réunis à Luxembourg mardi 28 juin, les ministres européens de la Pêche ont débattu de la communication (du 25 mai) consacrée aux possibilités de pêche 2012 dans laquelle elle présente l'état des stocks halieutiques et la méthode pour définir le niveau des prises.

La quasi-totalité des États membres (dont France, Espagne, Irlande, Royaume-Uni, Roumanie, Bulgarie, Pologne) s'est opposée à la réduction linéaire de 25 % en l'absence d'avis scientifiques. Il n'y a pas de raison de diminuer les niveaux de captures lorsqu'il n'y a pas d'avis, font valoir ces pays, qui préconisent plutôt, généralement, le maintien des TAC dans ce cas de figure. Les pays de la Baltique sont sur la même longueur d'onde et s'opposent à une réduction « systématique ». Seules l'Italie et la Slovénie se sont montrées un peu moins négatives, estimant que cette approche mérite d'être étudiée.

La Commission propose une scission des décisions sur les TAC et quotas (en novembre pour les stocks exclusifs de l'UE et en décembre pour le reste des TAC et quotas), et plusieurs pays ont exprimé leur désaccord sur ce sujet, préférant la négociation en fin d'année sur un paquet de propositions sur les TAC et quotas. Ces pays ont fait valoir notamment le risque de fragiliser les négociations avec les pays tiers (dont la Norvège) qui sauront déjà ce que l'UE aura décidé en interne.

La Commission propose de suivre les avis scientifiques qui permettent d'atteindre le rendement maximal durable (RMD) en 2015. De nombreux pays se sont montrés réservés sur l'objectif de parvenir au RMD pour tous les stocks en 2015. Ces pays soulignent notamment les risques d'une pression trop forte sur le secteur.

La commissaire à la Pêche Maria Damanaki a rappelé l'engagement pris par l'UE à Johannesburg en 2002 d'atteindre le RMD au plus tard en 2015. « Le temps presse: 2015, c'est dans quatre ans (…) Il faut respecter les échéances internationales ». Mais les États membres ne l'entendent pas de cette oreille et s'ils ont bien souscrit à cet engagement, ils rechignent aujourd'hui à précipiter le mouvement et demandent des ajustements. (L.C.)

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