Bruxelles, 29/06/2011 (Agence Europe) - S'exprimant lors d'un séminaire sur la sûreté nucléaire, mardi 28 juin à Bruxelles, Günther Oettinger s'est gardé de toute précipitation dans l'exercice des tests de résistance (stress tests), auxquels les États membres doivent soumettre leurs centrales nucléaires en activité d'ici la fin de l'année, et dont les modalités ont été convenues par la Commission européenne et le groupement européen des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) le 24 mai dernier (EUROPE n° 10386). Le commissaire à l'Énergie a aussi demandé de ne pas dépeindre les résultats des stress tests comme des blancs-seings ou des signaux pour accélérer la fermeture d'installations défaillantes. « Il est important de ne pas préjuger des résultats des tests », a insisté M. Oettinger. Le processus doit garantir le délai nécessaire pour une évaluation complète des risques des centrales plutôt que précipiter les tests comme certains États membres ont pu le faire immédiatement après l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi le 11 mars, a encore fait valoir le commissaire, en précisant que les résultats des stress tests, initialement attendus pour le Conseil européen de décembre, ne seraient communiqués aux dirigeants européens que pour leur sommet de printemps, en 2012. M. Oettinger se contentera de fournir au Conseil européen un rapport d'étape en décembre. La feuille de route des stress tests prévoit que les opérateurs rapportent d'ici le 15 août aux régulateurs nationaux les résultats de leurs évaluations. Les régulateurs nationaux compileront ensuite ces rapports avant de les adresser à la Commission, qui fera rapport de progrès au Conseil européen des 8 et 9 décembre. (E.H.)