login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10404
CONSEIL EUROPEEN / (ae) sommet

Crise et migration au meeting des leaders libéraux

Bruxelles, 23/06/2011 (Agence Europe) - La crise grecque et la migration ont été au cœur de la réunion du Sommet des leaders libéraux européens, qui s'est tenu à Bruxelles, jeudi 23 juin, juste avant le début du Conseil européen. Sur la crise de la dette grecque, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, s'est dit confiant quant à la finalisation, vendredi 24 juin, du mémorandum qui établit un diagnostic détaillé de la situation en Grèce et énonce les objectifs budgétaires à atteindre à moyen terme. C'est sur cette base que le gouvernement grec est en train de finaliser les mesures d'austérité et le programme que le parlement national est appelé à approuver fin juin. Si tel est le cas, le versement de la cinquième tranche de prêts accordés à la Grèce (12 milliards d'euros) par l'UE et le FMI sera considérablement facilité, a-t-il ajouté. Mais pour cela, un consensus entre les partis grecs est « essentiel ». Pour le commissaire, les partis politiques grecs doivent parvenir à un consensus, comme cela a été le cas en Irlande et au Portugal, s'ils veulent que l'Europe vienne à l'aide de la Grèce. À côté d'une aide publique, le commissaire a confirmé la volonté de l'UE d'inclure les créanciers privés pour que ceux-ci puissent racheter, sur une base volontaire, des obligations grecques qui arrivent à échéance. Les travaux sur une telle solution sont en cours et se déroulent d'une manière « décentralisée ».

Le sujet de la migration a été abordé par Cecilia Malmström, commissaire aux Affaires intérieures. Elle a émis le souhait que ce Conseil européen donne un mandat clair à la Commission pour continuer les discussions sur les partenariats pour la mobilité avec les États d'Afrique du Nord. Selon la commissaire, ces partenariats sont essentiels car ils incluent tous les aspects de la migration, dont la lutte contre les trafics et l'immigration illégale. Elle souhaite également que le Conseil européen donne la possibilité à la Commission et aux gouvernements signataires de la Convention Schengen d'identifier et d'évaluer certaines faiblesses de cet espace, en vue d'apporter des réponses adéquates, comme le renforcement de Frontex. Quant à la suspension de Schengen, la décision ne peut être prise d'une manière unilatérale, a-t-elle rappelé. (J.K./M.B.)

 

Sommaire

CONSEIL EUROPEEN
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES