23/06/2011 (Agence Europe) - Prolongation du premier réacteur de Fessenheim, les Verts dénoncent l'arrogance française. « Alors que les critères européens des tests de résistance ont été décidés collégialement il y a moins d'un mois par la Commission européenne, l'autorité de sûreté nucléaire française utilise ses propres critères et préfère choisir le moins-disant sécuritaire », déplorait jeudi le Français Yannick Jadot, réagissant à l'annonce dans Le Figaro du 23 juin, de la probable prolongation de 10 ans du plus vieux réacteur de la centrale de Fessenheim. Pour sa compatriote Sandrine Bélier, « il est incompréhensible que la France s'obstine, au regard des événements au Japon, à garder sous perfusion une centrale dont la poursuite de l'exploitation présente un risque inutile, direct et durable pour un bassin de population cinq fois supérieur à celui de Fukushima. Fessenheim est sujette à 4 fois plus d'incidents que toute autre centrale. Sa vétusté et ses caractéristiques techniques obsolètes, sa situation en dessous du niveau du canal d'Alsace, avec des possibilités d'inondations en cas de rupture de digues ou par une crue non prévue et sur une faille sismique sont autant de risques sous-évalués qui doivent conduire à sa fermeture maintenant ». (E.H.)