Bruxelles, 09/02/2011 (Agence Europe) - Une délégation de représentants des États-Unis, de l'UE, et de neuf autres pays (Canada, France, Hongrie, Italie, Nouvelle-Zélande, Espagne, Royaume-Uni, Australie et Colombie) a enjoint, mercredi 9 février, le gouvernement japonais à prendre des mesures pour mettre fin aux enlèvements d'enfants par un des parents à la suite d'un divorce ou d'un conflit. Elle a ainsi demandé au vice-ministre des Affaires étrangères que le Japon signe la convention de La Haye de 1980 sur les aspects civils des déplacements illicites d'enfants.
La convention a fixé des procédures pour assurer le retour des enfants dans leur pays de résidence habituelle et pour protéger le droit d'accès des deux parents. Plus de 80 pays ont déjà signé cette convention, mais le Japon, qui ne reconnaît pas le droit parental, est le seul membre du G7 à ne pas l'avoir fait, rappelle un communiqué.
Chaque année, plusieurs dizaines de milliers d'enfants sont coupés, le plus souvent définitivement, d'un de leurs parents. Dans 80% des cas, c'est le père, japonais ou étranger, qui perd tous ses droits sur l'enfant, rapporte l'AFP. (G.B.)