Bruxelles, 08/02/2011 (Agence Europe) - La Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi souhaite évoquer avec les pays occidentaux une éventuelle modification des sanctions actuellement en place contre la junte au pouvoir. « La LND appelle à des discussions avec les États-Unis, l'Union européenne, le Canada et l'Australie en vue d'un accord sur quand, comment et dans quelles circonstances les sanctions pourraient être modifiées dans l'intérêt de la démocratie, des droits de l'homme et d'un contexte économique sain », dit-elle dans un communiqué, cité par Reuters. Aung San Suu Kyi, qui a passé 15 des 21 dernières années assignée à résidence, a été remise en liberté le 13 novembre. La lauréate du prix Nobel de la paix a ensuite laissé entendre qu'elle pourrait recommander une levée des sanctions internationales. Selon les observateurs, elles ne font que resserrer les liens de la junte avec la Thaïlande et la Chine, qui investissent massivement en Birmanie. L'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), dont la Birmanie fait partie, a invité en janvier les États-Unis et l'UE à y mettre fin. (H.B.)