Bruxelles, 08/02/2011 (Agence Europe) - L'UE et la Suisse ont convenu mardi 8 février de donner une « nouvelle impulsion » à leur partenariat et d'approfondir les relations bilatérales - actuellement régies par quelque 120 accords et arrangements sectoriels - en suivant une « approche d'ensemble et coordonnée ». Les deux parties ont un intérêt à « dynamiser » les relations « déjà excellentes » et à « garantir un meilleur fonctionnement de nos accords, avec des bases plus stables et solides », a déclaré José Manuel Barroso, après une entrevue avec la présidente de la Confédération helvétique, Micheline Calmy-Rey, le 8 février à Bruxelles. Le réseau actuel des accords bilatéraux est devenu « complexe et lourd à gérer ». Il faut donc « donner une cohérence plus large et une vision d'ensemble à nos relations. C'est pourquoi la définition de nos relations sur le plan institutionnel est si importante », a dit le président de la Commission européenne. L'UE, on le sait, préfère la conclusion d'un accord-cadre qui incorpore l'acquis de tous les accords sectoriels déjà conclus. Les 27 voudraient aussi que ces accords soient à l'avenir automatiquement adaptés pour tenir compte de l'évolution constante de l'acquis communautaire afin de sauvegarder l'homogénéité du marché intérieur. Ce que la Suisse refuse catégoriquement. En revanche, la reprise de l'acquis pourrait être compensée par une « participation adéquate » des Suisses à l'élaboration des décisions dans les domaines couverts par les accords, a expliqué Mme Calmy-Rey récemment à Bruxelles (EUROPE n°10257). Mardi, la présidente suisse a défendu l'approche bilatérale vis-à-vis de l'UE estimant que son bilan était « positif ». Elle a aussi présenté à M. Barroso la stratégie approuvée le 26 janvier par le Conseil fédéral suisse plaidant pour la négociation d'un nouveau paquet d'accords bilatéraux (« Bilatéraux III ») dans des domaines supplémentaires. Devant la presse, M. Barroso n'a pas directement commenté cette suggestion mais a insisté sur la nécessité de régler d'abord l'aspect institutionnel des futurs liens avec Berne. « Nous sommes d'accord pour avoir une vision d'ensemble et une plus grande cohérence de nos rapports. Comment le faire ? Il est essentiel de clarifier d'abord les questions institutionnelles car elles sont liées au marché intérieur », a dit M. Barroso. Les experts des deux parties ont été chargés de poursuivre leur travail et de « faire des propositions pratiques dans un avenir pas lointain ». Mme Calmy-Rey a aussi rencontré le président permanent du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président du Parlement européen, Jerzy Buzek. (H.B.)