Bruxelles, 08/02/2011 (Agence Europe) - Réunis à Gödöllö, mardi 8 février, les ministres des Transports de l'UE ont donné leur feu vert à la méthodologie de planification du réseau transeuropéen de transport
(RTE-T). Présentée par la Commission, elle précise les critères applicables pour la sélection des infrastructures qui formeront le réseau central et le réseau secondaire du RTE-T.
Méthodologie. Le réseau central serait une combinaison des principaux « nœuds » (villes, ports, aéroports, ports, conurbations) et liaisons (ferroviaires, routières, navigables) en Europe. Ces deux éléments seront hiérarchisés en fonction de leur importance pour le trafic des passagers, le transport du fret ou les deux. La priorité sera octroyée aux capitales des États membres de plus d'un demi-million d'habitants (ainsi qu'à celles des États candidats, de la Norvège, de la Suisse et des Balkans occidentaux, sans pour autant qu'elles soient éligibles au financement RTE-T), aux conurbations de plus d'un million d'habitants et, en gros, aux aéroports qui les desservent. En termes de trafic de fret, le papier de travail de la Commission octroie une place primordiale aux ports dont le volume de transbordement annuel dépasse d'au moins 1% le volume total du transbordement de tous les ports de l'UE. Sont aussi visés les ports intérieurs à l'intersection des principales voies navigables. Les ports des pays insulaires ou ceux des régions NUTS1 (3-7 millions d'habitants) avec accès à la mer pourront aussi, sous certaines conditions, être sélectionnés comme les nœuds primaires. Chaque port identifié comme primaire devra être relié directement (par route, voie ferrée ou voie navigable) au réseau central. Le réseau secondaire consistera principalement en un réajustement du RTE-T existant, en fonction des besoins d'interopérabilité, de la densité de la population ou des flux du transport. Financement. Le financement communautaire sera concentré en grande partie sur le réseau central. Le financement à partir des fonds de cohésion sera disponible pour les pays éligibles également pour le réseau secondaire, assure la Commission. En revanche, la vraie bataille à ce stade s'articulera autour du montant disponible qui, lui, dépendra des futures perspectives financières. Le Parlement européen a fait fermement savoir qu'il s'opposerait à toute diminution du niveau de financement actuel du RTE-T (soit 8 milliards euros sur sept ans). Cendres. En marge de la réunion, l'Allemagne avait demandé une décision rapide, au mieux lors du prochain Conseil « Transports » du 31 mars prochain sur l'établissement des valeurs limites européennes obligatoires pour les cendres volcaniques au-dessous desquelles les aéronefs pourraient opérer librement. La demande a été transmise dans une lettre envoyée par le ministre fédéral allemand Peter Ramsauer à son homologue hongrois Pál Völner. (A.By.)