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Bulletin Quotidien Europe N° 10311
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/budget

Les institutions de l'UE appelées à faire une cure d'austérité

Bruxelles, 08/02/2011 (Agence Europe) - Le commissaire européen au Budget Janusz Lewandowski a appelé les institutions de l'UE, y compris les services de la Commission européenne, à réduire leurs dépenses de fonctionnement pour se mettre au diapason des mesures d'austérité adoptées dans les États membres. Il s'apprête ainsi à proposer fin avril, dans le projet de budget de l'UE pour l'exercice 2012, de limiter à « moins de 1% » la hausse l'an prochain des dépenses administratives de toutes les institutions de l'UE. Pour rappel, le budget 2011 prévoit des dépenses administratives de 8,2 milliards d'euros, en hausse de 3,4% par rapport aux dépenses de 2010.

« La crise économique et financière a frappé durement l'économie européenne et les finances publiques nationales (…) et plusieurs États membres ont réduit les dépenses administratives dans leurs budgets nationaux », lit-on dans la lettre du commissaire Janusz Lewandowski adressée le 3 février aux présidents des différentes institutions de l'UE. Alors qu'elles ont besoin des moyens nécessaires pour accomplir correctement leurs tâches, « les institutions européennes ne peuvent ignorer le contexte économique et budgétaire plus large et doivent faire tous les efforts possibles pour faire le meilleur usage de leurs ressources administratives », fait valoir le commissaire.

Même si la rubrique 5 du budget de l'UE ne représente qu'un faible pourcentage du budget total de l'UE (5,7%), l'évolution des dépenses administratives appelle à un contrôle encore plus rigoureux que d'habitude, exige le commissaire au Budget. Son porte-parole, Patrizio Fiorilli, a expliqué mardi 8 février à EUROPE que l'objectif est d'envoyer le message suivant aux États membres et aux Européens: « Nous ne sommes pas, institutions de l'UE, dans une bulle où tout va bien alors qu'autour de nous des pays ont de gros problèmes budgétaires. Nous sommes payés à 80% par des contributions des États membres. Il faut nous aussi que nous fassions une cure d'austérité ».

Or, les économies sont plus faciles à réaliser dans les dépenses administratives que dans les dépenses opérationnelles (politique régionale, aides directes agricoles…). « Si on fait trop d'économies dans les dépenses opérationnelles, cela risque de se retourner contre les bénéficiaires des fonds européens. Ce qui irait à l'encontre de ce que l'on veut. Toutefois, si on fait des économies dans les dépenses administratives des institutions, on apporte notre petite pierre à l'édifice sans en faire payer le prix aux pays et aux contribuables », fait valoir le porte-parole.

M. Lewandowski avertit ainsi qu'il va proposer de limiter à « moins de 1% » l'augmentation des dépenses de fonctionnement des institutions de l'UE dans le budget 2012. « Cela va imposer des coupes significatives pour les technologies d'information, les frais de mission, les réunions, les conférences, les études et les publications », précise M. Lewandowski. La Commission n'envisage par ailleurs aucune nouvelle embauche de fonctionnaires en 2012 (comme en 2010 et 2011).

La lettre de M. Lewandowski fait grincer des dents notamment dans le nouveau service européen d'action extérieure dirigé par Catherine Ashton, mais également au Parlement européen, au Comité économique et social européen et au Comité des régions.

La Commission présentera fin juin ses propositions sur le prochain cadre financier pluriannuel (post 2013). Plusieurs gouvernements se sont ralliés à la croisade du Premier ministre britannique David Cameron pour imposer un gel du budget de l'UE jusqu'en 2020, au nom de l'austérité. (L.C.)

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