Bruxelles, 01/02/2011 (Agence Europe) - La préparation du Conseil européen de vendredi 4 février et la présidence polonaise de l'UE au second semestre de cette année ont figuré au centre de l'entretien que le président de la Commission, José Manuel Barroso, a eu lundi 31 janvier avec le Premier ministre polonais Donald Tusk. La Commission et la Pologne ont un « agenda commun pour l'Europe », s'est félicité M. Barroso devant la presse. « La Pologne est un pays où l'enthousiasme européen est toujours vivant », a souligné M. Tusk. Le chef du gouvernement polonais a beaucoup insisté sur la « solidarité » qui doit être et rester une valeur de base de l'intégration européenne et sur le rôle clé joué par la politique de cohésion à cet égard. « Nous pensons que la politique de cohésion est le fondement de la solidarité européenne. Nous devons maintenir une solidarité profonde entre les États membres, notamment à travers la politique de cohésion », a dit M. Tusk à la presse. Il a plaidé pour « plus d'Europe » et une Commission européenne forte.
Énergie. Un des domaines prioritaires dans lesquels la Pologne souhaite plus d'Europe est l'énergie qui sera aussi en tête de l'agenda du Conseil européen de ce vendredi. Beaucoup de progrès ont déjà été faits mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour développer un véritable marché intérieur de l'énergie, estime M. Tusk qui insiste notamment sur la création d'interconnexions énergétiques Nord-Sud. José Manuel Barroso soutient les ambitions polonaises. « La politique commune de l'énergie devrait être le prochain grand projet d'intégration européenne », a-t-il dit. M. Barroso souhaite aussi « accélérer » la création du marché intérieur de l'énergie pour assurer une complète interconnexion des pays membres. « Plus aucun pays membre ne doit rester isolé du reste de l'Europe », a-t-il dit.
Conseil européen. M. Barroso a aussi salué le fait que l'ordre du jour du Conseil européen de vendredi ait été élargi aux questions économiques et à la crise de l'euro (ainsi qu'aux relations extérieures, notamment la situation dans le monde arabe). Le débat sur les questions économiques et monétaires doit permettre de préparer des « décisions importantes » à prendre lors du sommet de mars, a-t-il estimé. (H.B.)