Bruxelles, 01/02/2011 (Agence Europe) - La Serbie espère obtenir le statut de pays candidat à l'adhésion ainsi qu'une date pour l'ouverture des pourparlers d'adhésion d'ici la fin de cette année, a déclaré le Premier ministre serbe Mirko Cvetkovic, après une entrevue avec José Manuel Barroso lundi 31 janvier. Le chef du gouvernement de Serbie était venu à Bruxelles pour remettre les réponses de son pays au 'questionnaire' de la Commission qui fait suite à la demande d'adhésion déposée par Belgrade en décembre 2009. C'est sur base de ces réponses que la Commission prépare désormais son 'avis' sur la candidature serbe, attendue pour la seconde moitié de cette année. Parlant à la presse, M. Barroso n'a pas voulu s'avancer sur le résultat de ce processus. « Nous examinerons les mérites de la demande d'adhésion et vérifierons si la Serbie respecte suffisamment les critères. Ensuite, nous déciderons si nous allons recommander (aux États membres, Ndlr) d'accorder le statut de pays candidat et d'ouvrir les négociations d'adhésion », a dit le président de la Commission. En attendant l'avis de la Commission, la Serbie doit « maintenir l'élan » et poursuivre les réformes en vue de régler les problèmes identifiés par la Commission dans son récent rapport de progrès 2010, a insisté M. Barroso. Il s'est félicité du fait que le gouvernement ait adopté un 'plan d'action' spécifique pour traiter de tous ces points. M. Barroso a aussi insisté sur la nécessité d'assurer la « pleine coopération » avec le Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY). « Ceci reste une condition élémentaire pour l'adhésion à l'UE », a-t-il souligné.
Kosovo. Le Premier ministre serbe a confirmé que son pays était « préparé pour un dialogue » avec les autorités du Kosovo (que Belgrade ne reconnaît pas), sous les auspices de l'UE. Le gouvernement serbe a désigné le chef de l'équipe de négociateurs et pris les mesures techniques nécessaires, a dit M. Cvetkovic, soulignant que le dialogue était « le seul moyen de résoudre les problèmes ». M. Barroso espère que Belgrade et Pristina saisiront l'occasion du dialogue pour résoudre des questions pratiques qui touchent la vie quotidienne de toutes les communautés vivant au Kosovo. « J'espère que ce dialogue commencera rapidement », a-t-il dit. (H.B.)