Bruxelles, 24/01/2011 (Agence Europe) - Lors de son audition devant la commission des affaires économiques et monétaires, le ministre hongrois des Finances, György Matolcsy, qui préside le Conseil ÉCOFIN, a présenté le 24 janvier les priorités de sa présidence dans le domaine fiscal (pour les autres points, voir autre nouvelle) affirmant l'objectif d'une réduction des différences entre États membres dans ce domaine.
En ce sens, il a indiqué quelques objectifs: - poursuivre les discussions sur la taxation du secteur financier au sein du Groupe à haut niveau en vue d'établir des orientations pour parvenir à un accord dans ce domaine au niveau européen. ; - parvenir à un accord sur l'extension du champ d'application de la directive sur la taxation des revenus de l'épargne avec un calendrier très serré (EUROPE n° 10297) ; - poursuivre les travaux au niveau technique sur la taxation de l'énergie. Sur le premier point, répondant à Udo Bullmann (S&D, allemand.), le ministre a précisé que différents États membres ont déjà introduit des taxes sur les banques et la présidence veut arriver à un système harmonisé au niveau européen. Pour lui, en période de crise, cette taxation doit contribuer à consolider les budgets des États et, en période faste, à créer des réserves pour prévenir les crises. Elle doit cependant être évaluée avec prudence et être introduite parallèlement à d'autres mesures (investissements, aides aux PME). À Mme Lulling (PPE, luxembourgeoise) qui mettait en avant les concessions faites par son pays sur la taxation de l'épargne et sa préférence pour la retenue à la source, et qui recommandait d'attendre l'issue des négociations bilatérales de certains États membres avec la Suisse dans ce domaine, le président hongrois a répondu qu'il compte arriver à un accord politique sur le dossier en poursuivant les discussions bilatérales avec différents pays réticents (Luxembourg, Autriche, mais aussi Italie, Danemark, France, Suède, etc.) pour parvenir à un accord pour le fin du semestre. Le président a par ailleurs évoqué la possibilité de collecter d'autres ressources (taxes sur l'énérgie, les activités financières ou économiques, les entreprises multinationales, etc.). (F.G.)